Articles > Le treizième guerrier
Avez-vous vu le film ou lu le livre de Michael Crichton intitulé; Le treizième guerrier ? Il y a dans ce roman inspiré des écrits d'un ambassadeur arabe, Ibn Fadlan ( dans les années 900 après J.-c.) bon nombre de phénomènes décrits qui peuvent fortemetnt nous intéresser. Ibn Fadlan est donc un arabe, musulman qui part de Bagdad pour aller en mission auprès du roi des Bulgares. En chemin cependant, il rencontrera une troupe de Normands qui l'empêcheront d'accomplir sa mission car il sera entraîné dans une chasse aux ennemis appelés les "Mangeurs de morts". Selon une prédiction de ce peuple viking un groupe de guerriers composé de treize hommes, dont un étranger, pourra seul vaincre ces redoutables ennemis. Crichton s'appuie en bonne partie sur le manuscrit d'Ibn Fadlan qui était avant tout un écrivain dont le but était de décrire ce qu'il verrait des autres peuples qu'il trouverait sur sa route. L'auteur a bien ajouté un peu de son imagination dans son récit, cependant les nombreuses informations qu'il nous donne en supplément tout au long du récit démontre qu'il fut fort fidèle au récit de l'écrivain arabe. Il nous précise entre autre que la description du village des Normands effectuée par Ibn Gadlan a été cofirmé par des fouilles archéologiques faites en 1948, en Suède et cela autant au niveau des dimensions que de la structure du camp décrit.
Plus avant dans son récit alors qu'il est passé préalablement par d'autres pays nordiques tel la Suède, nous apprenons qu'Ibn Fadlan se retrouvera géographiquement en Russie ( autrefois l'ancienne Bulgarie) soit au nord de Moscou. Dès à présent, gardons en tête les nombreuses recherches que font quelques chercheurs russes pour décrire les almas et autres créatures velues de leur pays qui ressemblent au bigfoot nord américain mais en plus petits. Un autre fait intéressant lors du voyage de l'écrivain arabe est lorsqu'il se trouve avec les autres guerriers sur un bateau qui vogue sur la "mer des monstres". L'arabe vit ces monstre marins de ses yeux, il les décrit ainsi: " Il avait la forme d'un serpent géant. Il ne leva jamais la tête au-dessus de la surface de l'eau; cependant, je vis son corps s'enrouler et se tordre. Il était très long, plus large que le navire des Normands et de couleur noire. Il cracha de l'eau en l'air, comme une fontaine puis plongea dans les profondeurs en levant une queue fendue comme la langue fourchue d'un serpent. Elle était toutefois énorme, chacune de ses parties étant plus large que la plus large des feuilles de palmier." Il ajoute ensuite que six ou sept autres créatures semblables se joignirent à la première. Semble-t-il que les Normands étaient fort terroriss par ces montres. Certains y ont vu la simple description de baleines, c'est possible, cependant il existe plusieurs récits de nos jours rapportés par des pêcheurs dans ces régions qui décrivent des monstres marins ressemblant à des serpents de mer.
Le premier contact qu'Ibn Fadlan aura avec les "Mangeurs de morts" est l'empreinte d'un pied ou plutôt de plusieurs pieds qu'il écrit ainsi: "Ils étaient plats et plus laids que tout ce qu'on connaît dans la création. À chaque orteil, il y avait la marque profonde d'un ongle corné ou d'une griffe. La forme de ce pied paraissait donc humaine et, à la fois, non humaine. " Ce qui correspond également au genre de description que l'on donne pour les créatures pourchassées par les cryptozoologues russes.
Un autre fait intéressant du récit est la description d'une figure de pierre retrouvée par la troupe de guerriers qu était en fait le torse d'une femme enceinte, sans tête ni bras, ni jambes, mais seulement avec deux seins gonflés et pendants. Or, toute personne qui connaît quelque peu l'archéologie sait que bon nombre de ce genre de figurine fut découvertes en divers lieux européens, entre autre en France et en Autriche. Les archéologues ont toujours cru qu'il s'agissait d'une certaine déesse de la fécondité, il est toujours difficile de l'associer à un peuple en particulier, mais pour les guerriers viking, il s'agit de la "mère" du peuple ennemi.
Arrivée à leurs lieux de combat la troupe de guerriers rencontre la tribu viking à laquelle ils doivent venir en aide, l'arabe en apprendra un peu plus sur leurs ennemis. Ceux-ci sont des démons noirs qui tuent et mangent les hommes, ils sont velus et répugnants autant à toucher qu'à sentir ( comme les bigfoot, à qui l'on associe souvent une odeur d'oeufs pourris mêlée à celle du chien mouillé). Ils ne parleraient pas de langue humaine mais converseraient toutefois entre eux ( si on n'a jamais attribué de langage aux almas, selon les légendes et les témoignages, certains ont dit qu'ils échangeaient de l'information par des cris). Ibn Fadlan décrit ensuite la première attaque de "Mangeurs de morts", aussi appelés les wendols. Des grognements furent d'abord entendus ( ces créatures n'attaquent que de nuit),il vit ensuite des yeux rouges et luisants et sentit une odeur pestilentielle. Au cours du combat, il put constater que ces créatures avaient le poil aussi long et épais que celui d'un chien poilu et cela sur toute leur personne,ils étaient d'une force incroyable, l'arabe se retrouvant projeté contre un mur par l'une de ces créatures. Il y eut quelques morts, quelqus blessés, les wendols ayant emporté leurs morts ( ce qu'ils font toujours selon les vikings de cette région ) il ne resta aux guerriers qu'un trophée; le bras d'un de ces monstres qui avait été coupé. Selon l'auteur, il paraissait petit mais avec une main anormalement grande et avec une puissante musculature. L'avant-bras et le haut du bras étaient disproportionnés, le membre était recouvert de longs poils noirs sauf dans la paume de la main. Une odeur fétide s'en dégageait. Il est malheureux que l'auteur n'ait pas conservé les os de ce trophée et ne l'ait ramené à Bagdad où nous pourrions aujourd'hui l'étudier !
Cependant, toutes ces informations sont ramenées à un point plus terre à terre lorsque l'arabe nous décrit une nouvelle attaque, alors que les wendols arrivent à cheval avec des torches, l'un de ceux-ci est abattu et il peut voir qu'il s'agit d'un homme avec une tête d'ours comme déguisement. Cependant un peu plus tard vous le verrez, il revient à sa description de créatures velues, il est donc fort possible que cette attaque ait été menée par un peuple humain allié des wendols. ceux-ci résidant dans des grottes( ce que l'on soupçonne aussi pour la plupart des peuples velus décrits à travers le monde), les guerriers décident d'y aller à l'assaut, discrètement, avec leur petit groupe. En chemin, ils découvrent une arme que l'un des démons a perdu, il la décrit ainsi; il s'agissait d'une hache très pointue et façonnée avec art, la lame était en pierre travaillée, attachée à un manche de bois ( si rarement les velus sont décrits avec des armes, il n'en est pas de même pour les hommes de néanderthals ). Ils découvrirent un peu plus loin un village de huttes appartenant aux wendols, faites de terre et de paille et fort mal construites aux dires de l'auteur. Un feu brûlait au milieu mais le village était déserté comme s'ils avaient voulu ridiculiser leurs poursuivants en les laissant brûler un village vide dont ils n'ont pas besoin. Notez cependant cet aspect des wendols, la capacité d'établir des constructions. Les guerriers y découvrirent de plus des ossements , indiquant qu'effectivement ces créatures mangeaient des êtres humains, il est donc fort peu probable que ceux-ci n'aient été que des humains déguisés.
Lors de l'attaque surprise dans les cavernes Ibn Fadlan put détailler encore mieux les wendols; ils avaient l'air humain mais petits, gros, trapus et entièrement recouverts de poils sauf sur la paume des mains, la plante des pieds et le visage. Leur figure était laide, grande avec une grande bouche et des mâchoires proéminentes. Leur tête était également plus grande qu'à l'ordinaire, avec des yeux enfoncés, des grands fronts osseux et de grosses dents pointus ( ciel que cela ressemble à un homme de néanderthal !) . L'arabe entendit l'un des ennemis émettre un son qui lui sembla relié à une certaine forme de langage. Pour terminer ce combat, les guerriers viking ( de moins en moins nombreux) arrivèrent à tuer la mère des wendols qui était une vieille femme de leur race semblant les diriger. Les ennemis étant vaincus, les guerriers festoyèrent et Ibn Fadln réussit à quitter ses nouveaux amis pour retourner auprès du calife puisque ce manuscrit s'est perpétué. Cependant, les écrits de l'arabe se termine abruptement au cour d'une phrase, on imagine donc une suite à ses aventures mais jamais aucun manuscrit ne fut découvert à ce sujet ( du moins jusqu'à ce jour).
Les écrits d'Ibn Fadlan sont une merveille de précision, il n'était pas un conteur et n'avait pas pour but d'embellir son récit mais bel et bien de décrire ce qu'il voyait. D'ailleurs lorsqu'il avait pu constater un fait de son propre chef, il ajoutait toujours; je l'ai vu de mes propres yeux. Il faut donc croire que tous ces éléments sont exacts et nous rapporte la survivance d'une tribu, peut-être néanderthalienne, dans la Russie moderne. Or, rappelons que le récit d'Ibn Fadlan date des environs de l'an mille après JC alors que l'on croit l'homme de néanderthal disparut depuis environ 30 000 ans selon les fossiles que nous détenons. Tel que déjà précisé, cependant, divers témoignages de notre époque décrivent bel et bien ce genre de créatures en cette région du monde, créatures que l'on appelle almas ( et auxquelles on donne aussi d'autres noms selon les régions), et si certains s'évertuent à présenter cette saga comme une simple légende, rappelons qu'un archéologue a reproduit l'itinéraire suivi par Ulysse dans l'Odyssée et y a trouvé de nombreuses confirmations du récit d'Homère ! Il ne faut donc pas discréditer les légendes car elles recèlent souvent un fond de vérité et même plus !
Le treizième guerrier, Michael Crichton